extrait d’une interview de Dabaya :
"Je vais essayer de me lever tard le jour de la compétition pour écourter la journée. J’espère être entre 69,2 et 69,5 kilos à la pesée. J’irai déjeuner. Ensuite, dans la chambre, j’écouterai de la musique et je danserai même tout seul pour évacuer le stress. A midi, à l’autre pesée, j’espère être descendu à 69,2. Je ferai un réveil musculaire à 13h à la salle d’entraînement, reviendrai dormir et à 14h je ferai un sauna pour revenir à 68,5 kilos".
Ensuite la compétition débutera avec la première des six barres autorisées.
"A la première, il faudra se placer sur la barre et lâcher les chevaux
Le bluff, comme au poker, s’annonce essentiel.
"En compétition, 80% de nos forces sont basées sur le mental", explique Dabaya. "Le but est de faire craquer l’adversaire. En haltérophilie, tout se passe à l’échauffement. Il y a du bluff aux changements de barre. A l’entraînement il y a beaucoup de nervosité. Il faut mettre des charges énormes, il faut parfois pousser des cris, fusiller son adversaire du regard. C’est important. Il y a quatre ans, je n’étais pas préparé à tout ça et quand je me suis retrouvé à la fin de l’échauffement avec des Chinois qui criaient dans tous les sens, je me disais : où est-ce que je me trouve. J’étais perdu. Le temps de me réveiller, j’étais cinquième".
"Après le match d’arraché, tout devient clair. On a les pions pour la manoeuvre, on sait qui est devant avec le plus de poids", dit Dabaya, qui sait ensuite pouvoir s’appuyer sur l’épaulé-jeté, son mouvement de prédilection, où il a déjà soulevé 188 kilos."
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